Dominique Paillé Conseiller politique du Parti Radical |
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PUBLIC SENAT
12 juillet 2010 Affaire Woerth : « Une épreuve pour la majorité et du temps perdu pour le pays », selon Dominique Paillé INTERVIEW AFFAIRE BETTENCOURT PAILLÉ WOERTH François Vignal Le 12.07.2010 à 12:44 Le rapport de l’inspection générale des finances affirmant qu’Eric Woerth n’est pas intervenu dans le dossier Bettencourt est « une excellente conclusion à une mise en cause infondée », selon Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP interrogé par Public Sénat. Il affirme que « ce n’est pas la pression » qui doit pousser le ministre à ne plus être trésorier de l’UMP. Le rapport de l’inspection générale des finances (IGF) affirme qu’Eric Woerth n’est pas intervenu dans le dossier Bettencourt. Etes-vous, comme le ministre, soulagé par cette conclusion ? Je ne suis pas soulagé parce que je n’en avais pas besoin. A aucun moment je n’ai douté de la probité d’Eric Woerth. C’est simplement le plaisir de constater que ce que nous avons toujours dit est maintenant confirmé. Ceux qui mettent en cause l’IGF sont extrêmement polémiques. Même le syndicat unifié des impôts vous explique que personne ne doit mettre en cause l’IGF. C’est une excellente conclusion à une mise en cause totalement infondée. Ne reste-t-il pas d’autres questions posées par les auditions de Claire Thibout, la comptable de Liliane Bettencourt, qui a déclaré que « beaucoup de personnes politiques ont reçu de l’argent ? » La question était de savoir si Eric Woerth était intervenu pour favoriser les intérêts de Liliane Bettencourt dans le cadre de sa fonction. La réponse est « non ». Après, il y a une enquête préliminaire, des plaintes, dont acte. Mais à la question posée par l’IGF, Eric Woerth est mis hors de cause. Eric Woerth n’exclut pas ce lundi matin de renoncer à sa fonction de trésorier de l’UMP. Doit-il quitter ce poste ? Je pense que c’est une réflexion qu’il peut avoir. Ça ne me semble pas une nécessité aujourd’hui. S’il le devait, il faudrait que sa décision se fasse de manière concertée avec l’équipe dirigeante de l’UMP. Ce n’est pas la pression qui doit dicter le comportement d’un parti politique. Les attaques de la majorité la semaine dernière, qui a parlé de fascisme ou évoqué les années 30, à l’encontre de Mediapart, n’ont-elles pas été excessives ? Je vous invite à regarder la manipulation mise en œuvre par le site, avec des informations mensongères. Vous verrez si cela ne rappelle pas des heures sombres de l’histoire. C’est l’esprit de la manipulation dont nous venons de faire l’objet. Quant aux mots employés, ils restent la propriété de leurs auteurs. Est-ce l’épreuve la plus difficile que rencontre l’exécutif depuis le début du quinquennat ? L’accumulation de crises, perfidement entretenues, est une épreuve pour la majorité et du temps perdu pour le pays. C’est dommageable. Mais c’est une épreuve parmi d’autres. La crise économique internationale, dont s’est occupé Nicolas Sarkozy, en a été une autre.Source Public Sénat |