Dominique Paillé

Conseiller politique du Parti Radical

 

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Les micro-partis ne sont "pas des pompes à fric", selon l’UMP
19 juillet 2010

PARIS, 19 juillet 2010 (AFP) - L’UMP a assuré lundi que les micro-partis créées à gauche comme à droite ne sont pas "les pompes à fric" de l’UMP ou du PS, tout en s’interrogeant sur la "légalité" de "l’association" (loi 1901) Désirs d’Avenir créée autour de Ségolène Royal. Ces micro-partis, aujourd’hui sur la sellette dans le cadre de l’affaire Bettencourt/Woerth, "ne sont pas des pompes à fric" pour les grands partis que sont l’UMP et le PS, a assuré le porte-parole adjoint de l’UMP Dominique Paillé lors du dernier point-presse hebdomadaire avant la pause estivale. > "Ils n’ont été créés que pour aider l’action politique de celui autour duquel ils sont fondés". "Il y en a pas mal à gauche comme à droite. Et le parti politique, ou la +maison-mère+ (UMP ou PS) (...) n’est en rien alimenté par ces structures", a-t-il insisté. > "La plus grande de ces structures est à gauche, elle s’appelle +Désirs d’avenir+ (fondée par l’ex candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal). Elle a servi la candidature de Mme Royal à la présidentielle (de 2007) et elle lui permet aujourd’hui d’avoir une action politique autonome", a poursuivi M. Paillé. > "Je ne pense pas qu’elle alimente le Parti socialiste. Il en est de même pour les micro-partis dont certains membres de l’UMP sont des créateurs-organisateurs. Il n’y a pas à travers cela de drainage de fonds pour l’UMP, c’est clair", a-t-il insisté. > Alors qu’un journaliste lui objectait le fait que Désirs d’avenir dispose d’un statut d’association loi 1901 et non de parti politique, M. Paillé a répondu : "si ça n’a rien à voir avec les micro-partis, je m’interroge". > Les micro-partis, a-t-il fait valoir "c’est transparent". "Leurs comptes sont analysés" par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). > "Si (Désirs d’avenir) c’est une association qui fait de la politique -parce que je ne pense pas qu’elle fasse autre chose- et qu’elle échappe à ce type de contrôle (financier par la CNCCFP) je m’interroge sur sa légalité", a conclu M. Paillé. > De 1990 à aujourd’hui, le nombre de structures tenues de déposer leurs comptes auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) est passé de 27 à près de 300. > Dans cette galaxie de petites structures, plusieurs sont dévolues à des personnalités, dont des ministres : Association de soutien à l’action d’Eric Woerth (ASAEW), Agir pour Colombes (Rama Yade), Changer c’est possible (Valérie Pécresse), Association de soutien à l’action de Benoist Apparu (Logement), A gauche Besoin d’optimisme (Manuel Valls). Source AFP



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